Dans le cadre des universités itinérantes et en chemin vers Rio +20.
Date : Jeudi 29 mars 2012 de 9h à 18h
Localisation : Réseau Asie & Pacifique – CNRS
salle 628 du Noyau A
bât. "Le France"
190-198 av. de France
75013 Paris
Tél : 33(0)1 49 54 20 79
Nous voici, à quelques mois de la Conférence mondiale Rio +20, une fois de plus, confronté au grand paradoxe : autant la gouvernance onusienne – c’est-à-dire gouverner les phénomènes planétaires – est une réalité, autant l’unité d’une gouvernance mondiale est une utopie. On ne voit aucune possibilité concrète pour l’ONU devienne une instance mondiale doté d’une capacité de planification capable de mettre sur des voies une autre conception du développement – Au-delà du développement – , visant à satisfaire équitablement les besoins relatifs à des milliers d’être humain et à respecter l’environnement des générations présentes et futures.
Aujourd’hui au niveau de notre planète nous ne pouvons pas, ou nous ne savons pas, affronter les dangers d’une utilisation inconsidérée des technologies et d’une course frénétique à la consommation, ni à traiter les conséquences de ces dangers qui menacent la survie de l’humanité.
Or un système qui ne peut affronter les problèmes auxquels il doit faire face, est menacé de désintégration. Le défi est alors de d’amorcer une véritable métamorphose vers un système plus riche, plus complexe, mieux capable de traiter ces problèmes.
Nos sociétés au niveau mondial sont engagées dans un mouvement de globalisation. Nous pensons que nous sommes en mesure de penser une « société-monde » plus juste, plus équitable, plus solidaire, plus respectueuse de notre planète. Le mode de développement actuel doit être repensé dans la perspective d’une politique de civilisation et d’une politique pour le bien et la survie de l’humanité. Certains en viennent à penser que nous allons vers un état de chaos, et évoquent « l’agonie » de notre planète et de nos systèmes socio-économiques, mais nous savons aussi que le mot « agonie » signifie lutte suprême entre les forces de la mort et les forces de la vie et que, paradoxalement, ce qui peut apporter la mort, peut apporter la vie.
Que faire ? Nous sommes désormais confrontés à un véritable dilemme, conséquence de politiques de laisser-faire et du tout économique. Tout ceci repose sur une croyance erronée : le mode de développement actuel peut se perpétuer et la Terre demeurera à peu près en état, au moins durant encore quelques décennies. Enfermée dans cette logique de pensée, l’humanité pourrait se retrouver bientôt prise au dépourvu et confrontée à la plus redoutable épreuve de son histoire. L’accélération du changement climatique en cours va balayer l’environnement confortable auquel nous sommes adaptés.
Ce workshop s’inscrira dans la lignée des universités itinérantes Rio+20 précédentes favorisant à la fois une réflexion que puisse contribuer de manière originale aux discussions de la conférence mondiale qui aura lieu le mois de juin, et élaborer un cadre de questionnement dont l’objectif est la rédaction de propositions dans leurs dimensions complexes.
Il sera organisé en lien étroit avec l’Réseau France & Asie, le Centre Edgar Morin-Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)-CNRS, l’Espace Mendès France, la Fondation France et Libertés et la Région Poitou-Charentes.
PROGRAMME
9h00 – 9h30:
Ouverture
- Jean François Sabouret, directeur de recherche au CNRS, Réseau Asie & Pacifique.
- Alfredo Pena-Vega, IIRPC, Centre Edgar Morin-EHESS-CNRS.
9h30 – 10h15:
Regards croisés sur la conférence mondiale Rio+20
- Discutant : Jean-Marc Salmon, IIRPC.
- Sandrine Belier, députée européenne, ancienne présidente de « France Nature Environnement », L’Europe face aux enjeux de Rio +20.
- Sandrine Ménard, l’Organisation Mondiale de l’Environnement dans les négociations de Rio.
10h15 – 11h15:
Vers une autre logique économique : économie locale, économie solidaire, économie de la convivialité, économie verte, etc.
- Discutant : Jocelyn Blériot, Fondation Ellen MacArthur.
- René Passet, professeur émérite de science économique de l’Université de la Sorbonne, ancien président du comité scientifique d’ATTAC.
- Mathieu Calame, directeur de la Fondation Charles Léopold Meyer pour le Progrès de l’homme.
- Pierre Larrouturou, économiste.
- Alain Gras, Université Sorbonne-Panthéon Paris I.
11h15 – 12h15:
Répondre aux nouveaux défis environnementaux dans les Territoires.
- Discutant : Jean Marc Salmon, IIRPC.
- Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes (à confirmer)
- Maria Fernanda Espinosa, ministre du patrimoine du gouvernement de l’Equateur.
- Sylvie Faucheux, Université de Versailles (à confirmer).
- Philippe Desbrosses, président de l’association Intelligence Verte.
12h15 – 13h00 : Discussions
13h00 – 14h15 : Déjeuner
14h15 – 15h30 :
Retour sur Rio 1992 : quelles leçons tirer du sommet, doutes et incertitudes.
- Discutant : Elimar Pinheiro do Nascimento, professeur du Centre de Développement Durable, Universidade de Brasilia, Brésil.
- Josep Borell, ancien ministre de l’environnement du gouvernement de Felipe Gonzalez, actuel président de l’Institut Université Européenne de Florence.
- Amy Dahan, directrice de recherche au CNRS, Centre Koyré.
- Lucien Chabason, administrateur de l’IDDRI.
15h30 – 17h30 :
Synthèses et discussions. Propositions et perspectives.
- Discutant: : Tancrède Voituriez, Directeur du Programme Gouvernance, IDDRI.
- Edgar Morin, directeur de recherche émérite au CNRS.
- Doudou Diène, ancien reporteur des Nations Unis, actuellement chargé de mission auprès l’ONU pour le conflit en Côte d’Ivoire.
- Michel Joli, Secrétaire général de France Libertés.
Télécharger ici la SYNTHÈSE DE LA RENCONTRE.
Télécharger ici le programme de la rencontre.
Télécharger ici le texte de présentation de la rencontre.
La conférence bénéficiera de la transmission web de notre relais local: www.positive-rio.tv

