18-19 juin 2012. Rio, Brésil

Les enjeux de Rio + 20 : que faire?
Nous voici, à quelques mois de la Conférence mondiale Rio +20, une fois de plus confrontés au grand paradoxe : autant la gouvernance onusienne – celle des phénomènes planétaires – est une réalité, autant l’unité d’une gouvernance mondiale est une utopie. On ne voit aucune possibilité concrète pour que l’ONU devienne une instance mondiale dotée d’une capacité de planification capable de mettre sur la voie une autre conception du développement (Au-delà du développement), visant à satisfaire équitablement les besoins relatifs à de milliers d’êtres humains et à respecter l’environnement des générations présentes et futures.
Aujourd’hui nous ne pouvons pas, ou nous ne savons pas, affronter les dangers d’une utilisation inconsidérée des technologies et d’une course frénétique à la consommation, ni traiter les conséquences de ces dangers qui menacent la survie de l’humanité.
Or un système qui ne peut affronter les problèmes auxquels il doit faire face, est menacé de désintégration. Le défi est alors de d’amorcer une véritable métamorphose vers un système plus riche, plus complexe, capable de mieux traiter ces problèmes….
QUE FAIRE ? Nous sommes désormais confrontés à un véritable dilemme, conséquence de politiques de laisser-faire et du tout économique. Tout ceci repose sur une croyance erronée : le mode de développement actuel peut se perpétuer et la Terre demeurera à peu près en état, au moins durant encore quelques décennies. Enfermée dans cette logique de pensée, l’humanité pourrait se retrouver bientôt prise au dépourvu et confrontée à la plus redoutable épreuve de son histoire. L’accélération du changement climatique en cours va balayer l’environnement confortable auquel nous sommes adaptés.
Nous avons constitué depuis 2010 au sein de l’IIRPC un groupe de réflexion international pour porter une contribution originale lors de « Rio plus 20 ». Un des objectifs est l’élaboration d’un cadre de questionnement, après une démarche collective, questions prises dans leurs dimensions complexes, essentiellement planétaires, et délibérément soucieuse de mettre l’être humain au cœur d’un projet politique global, présidé par Edgar Morin, poursuit son important travail de réflexion et de propositions.
Avec le soutien du sénateur de la république du Brésil Cristovam Buarque, vice-président de l’Institut et actuel président de la commission du sénat brésilien pour les préparatifs de Rio+20 et en partenariat avec Marina Silva, ancienne ministre de l’environnement du gouvernement de Lula, directrice de l’« Institut Démocratie Soutenable » et l’Université de Brasilia, nous avons l’opportunité d’avoir une Tribune Internationale au prochain sommet de Rio, les 17, 18 et 19 juin, afin d’y délivrer notre vision, quelles qu’en soient les formulations, ils ont traits aux défis d’une politique de l’humanité, notamment dans le rôle des territoires face aux enjeux concernant l’agriculture, la sécurité alimentaire et environnementale dans le monde.
C’est une occasion exceptionnelle de faire entendre un autre discours sur les performances agricoles et alimentaires de ce qu’on appelle parfois avec condescendance « les agricultures vivrières et paysannes », sur le concept de ville durable, la place des Territoires dans les enjeux du changement climatique, etc. Nous serions très heureux que vous acceptiez de participer aux activités envisagées et de faire partie de la délégation que nous sommes en train de constituer avec des acteurs de terrain et des personnalités du monde universitaires.
Il s’agit de démontrer aux acteurs de la sphère politique, et à un certain nombre d’organisation présentes, la pertinence de nos idées dans la réponse à une série de défis, celui que pose le changement climatique, celui de la pollution et des désordres sanitaires, de l’emploi et de la dignité humaine, celui des équilibres économiques et sociaux, et enfin le grand défi pour la paix dans le monde.
Nous porterons un regard particulier aux actions menées au sein des territoires. Nous constatons qu’aujourd’hui les Territoires sont contraints à élaborer des politiques publiques environnementales, étant donné que dans certains cas, on assiste à une concentration des problèmes ayant un lien direct ou indirect avec l’accroissement de l’intensité ou de fréquence de certains aléas climatique. Ce dernier aspect, constitue donc un enjeu important pour l’avenir des Territoires.
Programme d’action 2012

  • La transition écologique ;
  • l’approche agro-écologique ;
  • concevoir des cités pérennes ;
  • la construction d’une nouvelle économie critique
  • l’éducation pour éveiller une conscience planétaire

Agenda :
– Identification des Territoires engagés sur des champs d’action du développement durable (deux en France, deux en Amérique latine et un Afrique);
– Constitution d’un partenariat avec des acteurs institutionnels (collectivités, villes, Universités, centres de recherche, Fondation) et des organisations non gouvernementales.
– Identifier les institutions susceptibles de contribuer au financement à cette entreprise. Le budget servira à la prise en charge des frais de voyage et de séjour des personnalités invitées ainsi qu’à la préparation des activités scientifiques que nous proposons.
Télécharger la présentation et le programme ici (PDF, FR)
Rapport d’activité: Workshop international : « La Terre est Inquiète ». Télécharger ici. (PDF, FR)