
La dépendance alimentaire du Mexique depuis ces 20 dernières années est devenue insupportable et elle est la conséquence directe de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Víctor Suárez, directeur de l’Association Nationale des Entreprises Commerciales des Producteurs de la Campagne, ANEC, à travers un article publié récemment, plaide pour la nécessité d’un changement de paradigme afin de contrer une situation désastreuse où les importations agroalimentaires sont passées de 24 à 46% en 20 ans, et qui prévoit que d’ici 2030 le Mexique importera 80% de sa demande alimentaire, notamment en provenance des Etats-Unis et des géants de l’agro-industrie.
Ces propositions, concrètes, supposent une véritable révolution concernant le respect des systèmes alimentaires locaux et un apport technologique au service de ces systèmes ; elles préconisent entre autres : la reconnaissance de la qualité des sujets producteurs et porteurs de connaissances agricoles ; la reconnaissance de l’organisation paysanne autonome et autogérée comme sujet collectif de la nouvelle révolution technologique ; le développement de systèmes de production agricole durables et diversifiés basé sur les connaissances paysannes et scientifiques.
Lire tout l’article (en espagnol) sur le site de l’ANEC, ICI.
